{"id":27974,"date":"2018-12-31T10:51:08","date_gmt":"2018-12-31T09:51:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dailydisneyland.com\/?p=27974"},"modified":"2018-12-31T10:51:08","modified_gmt":"2018-12-31T09:51:08","slug":"28259-2-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/2018\/12\/31\/28259-2-2\/","title":{"rendered":"Quand Disneyland fait du Disney : la pub du caneton"},"content":{"rendered":"<p>\t\t\t\t<![CDATA[\n\n<p style=\"text-align: justify;\">De nombreux articles et de r\u00e9actions sur les r\u00e9seaux sociaux \u00e9voquent d\u00e9j\u00e0 le nouveau film publicitaire de Disneyland Paris con\u00e7u par son agence BETC et mettant en sc\u00e8ne un caneton passionn\u00e9 par le personnage Donald Duck qui finit par le rencontrer \u00e0 Disneyland Paris apr\u00e8s une migration tumultueuse.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.purebreak.com\/news\/cette-pub-de-disneyland-paris-avec-un-caneton-va-vous-faire-lacher-une-petite-larme\/166984\">Pure Break<\/a>\u00a0insiste sur l\u2019\u00e9motion provoqu\u00e9e par la vid\u00e9o chez les fans.\u00a0<a href=\"https:\/\/www.ohmymag.com\/disneyland\/disneyland-paris-cette-pub-avec-un-caneton-va-vous-emouvoir_art123477.html\">Oh My Mag<\/a>\u00a0fait le r\u00e9cit du film publicitaire en mettant en avant l\u2019atteinte de l\u2019objectif commercial \u00e0 travers \u00e9galement des r\u00e9actions \u00e9mues. En guise de dernier exemple,\u00a0<a href=\"https:\/\/radiodisneyclub.fr\/publicite-disneyland-paris\/\">Radio Disney Club<\/a>\u00a0analyse les id\u00e9es de la publicit\u00e9 qui se rapproche de l\u2019esprit des studios Disney plut\u00f4t que de la promotion traditionnelle des saisons.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019aimerais d\u00e9velopper cet aspect esquiss\u00e9 dans l\u2019article de Radio Disney Club, en \u00e9tablissant des liens de contenus et de structures avec des films Disney. Le complexe touristique retrouve ses origines narratives en sortant soudainement du mod\u00e8le publicitaire touristique.<\/p>\n\n\n\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Comparaison de la publicit\u00e9 du caneton avec les productions des studios Disney<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Ressort n\u00b01 : l\u2019acte de cruaut\u00e9 inflig\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00eatre innocent et faible<\/strong><\/h3>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Le film publicitaire appuie sur la corde de la cruaut\u00e9 et de l\u2019angoisse qui r\u00e9sonne encore\u00a0en nombre de spectateurs se souvenant de la mort de la m\u00e8re de Bambi, l\u2019\u00e9treinte de Dumbo dans la trompe de sa m\u00e8re \u00e0 travers les barreaux, la mont\u00e9e lente d\u2019Aurore dans les escaliers menant au fuseau fatal. La tristesse du caneton devant renoncer au signe mat\u00e9riel le raccrochant \u00e0 sa passion (le magazine promouvant Donald en couverture) \u00e9voque d\u2019autres sc\u00e8nes similaires dans le r\u00e9pertoire Disney o\u00f9 des \u00eatres fragiles ou frapp\u00e9s d\u2019injustice se voient confisquer les maigres preuves mat\u00e9rielles de leur r\u00eave :\n\u2013 la destruction de la collection d\u2019objets humains d\u2019Ariel par son p\u00e8re pris d\u2019une col\u00e8re noire,\n\u2013 la robe de Cendrillon confectionn\u00e9e avec amour par ses amis les souris d\u00e9truite violemment par ses demi-s\u0153urs,\n\u2013 le dernier p\u00e9tale de la rose de la B\u00eate tombant apparemment une seconde trop t\u00f4t,\n\u2013 le restaurant de Tiana confisqu\u00e9 malgr\u00e9 des ann\u00e9es de labeur pass\u00e9es \u00e0 \u00e9conomiser,\n\u2013 la for\u00eat de Winnie obscurcie dans Christopher Robin et la tristesse calme de l\u2019ourson apr\u00e8s la col\u00e8re de son amie, etc.\nLa destruction d\u2019une coquille, d\u2019un petit coin, d\u2019un petit objet inutile mais indispensable suscite une piti\u00e9 spontan\u00e9e envers l\u2019\u00eatre qui se contentait de peu et qui, en plus, avait b\u00e2ti ce peu de chose de ses mains ou qui en d\u00e9pendait.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Les classiques Disney utilisent r\u00e9guli\u00e8rement la destruction d\u2019un cocon comme sc\u00e8ne \u00e0 sensations.<\/p>\n\n\n\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Ressort n\u00b02 : l\u2019ascenseur \u00e9motionnel<\/strong><\/h3>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Le deuxi\u00e8me ressort utilis\u00e9 par le film du caneton est le \u00ab choc \u00bb de la fin heureuse qui survient au moment o\u00f9 tout semble irr\u00e9parable. Les fins musicales en apoth\u00e9ose des classiques Disney reposent sur ce principe : l\u2019orchestre symphonique, les ch\u0153urs, les belles robes et les bals surviennent apr\u00e8s un pic de tension : la fin heureuse rel\u00e2che d\u2019autant plus les poches lacrymales que tout \u00e9tait perdu. C\u2019est la m\u00e9taphore de l\u2019\u00e9lastique : plus on tire fort sur un \u00e9lastique, plus le retour est violent quand on le rel\u00e2che. Les sc\u00e8nes d\u2019apoth\u00e9ose, aussi improbables soient-elles, notamment dans le tout r\u00e9cent Retour de Mary Poppins, produisent des images accumulant le maximum d\u2019effets compensatoires. C\u2019est l\u00e0 que les studios Disney peuvent \u00eatre qualifi\u00e9s d\u2019artisans de l\u2019\u00e9motion.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">La fin du film se rapproche des fins en apoth\u00e9ose des dessins anim\u00e9s Disney o\u00f9 la tendresse triomphe de la peur.<\/p>\n\n\n\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Ressort n\u00b03 : la vie des \u00eatres invisibles<\/strong><\/h3>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Les studios Disney sont connus pour faire na\u00eetre l\u2019\u00e9motion en donnant la vie \u00e0 des \u00eatres inanim\u00e9s ou des objets. La publicit\u00e9\u00a0\u00ab\u00a0When Magic gets real\u00a0\u00bb de Disneyland Paris ne fait pas autre chose en transposant une r\u00e9alit\u00e9 humaine dans celle d\u2019un animal.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans son livre Mickey Mouse, Ic\u00f4ne du r\u00eave am\u00e9ricain, Garry Apgar cite Chuck Jones, un commentateur qui analysait au milieu du XX\u00e8me si\u00e8cle l\u2019utilisation des animaux dans les dessins anim\u00e9s :<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Dans les dessins anim\u00e9s, nous avons tendance \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer les animaux aux humains. D\u00e9j\u00e0, si votre histoire parle d\u2019humains, le film avec acteurs est moins cher, plus rapide \u00e0 faire et plus cr\u00e9dible. [\u2026] Ensuite, comme je le disais, il est plus facile et plus cr\u00e9dible d\u2019humaniser les animaux que d\u2019humaniser les humains. Nous sommes bien trop proches des autres humains. Inconsciemment, nous critiquons les autres selon qu\u2019ils d\u00e9vient de nos propres normes de comportement ou de celles auxquelles nous adh\u00e9rons\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019analyste pr\u00e9cise ici qu\u2019utiliser des animaux permet de cr\u00e9er des cat\u00e9gories et non des individus, et de favoriser ainsi l\u2019universalisation de l\u2019\u00e9motion, comme dans les fables d\u2019Esope ou de La Fontaine. En retirant l\u2019aspect humain, on se concentre sur ce que le film veut montrer : dans la publicit\u00e9 de Disneyland Paris, un canard jeune, fragile et fascin\u00e9 dont il ne faut pas briser ce qui le raccroche \u00e0 l\u2019existence.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Mettre en sc\u00e8ne un canard qui rencontre enfin Donald n\u2019est pas seulement une m\u00e9taphore du visiteur passionn\u00e9 qui finit par rencontrer l\u2019idole qui inspire ses r\u00eaves. C\u2019est aussi imaginer un monde o\u00f9, potentiellement, les canards se promenant \u00e0 Disneyland seraient des visiteurs comme les autres, dans un monde parall\u00e8le. Toy Story, Ratatouille, Les 101 Dalmatiens et Bernard &amp; Bianca sont des exemples du r\u00e9pertoire Disney o\u00f9 le monde animal \u00e9volue parall\u00e8lement \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 humaine dans des structures ressemblantes. L\u2019effet de ces films sur le quotidien est parfois d\u00e9rangeant : qui jette encore un jouet \u00e0 la poubelle sans penser \u00e0 Woody et Buzz ? La famille de canards a au moins la chance de p\u00e9n\u00e9trer dans le parc sans attendre aux grilles, autre effet magique de l\u2019usage d\u2019animaux.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec le motif de la migration et du r\u00e9veil des canards sur une pelouse couverte de ros\u00e9e, Disneyland Paris inscrit le r\u00e9cit de When Magic gets real\u00a0\u00bb dans une esp\u00e8ce de cosmos o\u00f9 Disneyland irait de soi, int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la nature comme une partie int\u00e9grante du monde, avec une arrogance qui fait quand m\u00eame sourire.<\/p>\n\n\n\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>La le\u00e7on de la publicit\u00e9 : la passion entre repr\u00e9sentation et r\u00e9alisation<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Le probl\u00e8me pos\u00e9 par la publicit\u00e9 et les parcs Disney en g\u00e9n\u00e9ral est contenu dans le titre : \u00ab When magic gets real \u00bb. Disneyland Paris est un lieu de repr\u00e9sentation fantasmagorique, mais la magie ne peut pas y \u00eatre r\u00e9elle, on le sait : la repr\u00e9sentation y passe simplement de deux \u00e0 trois dimensions. L\u2019illusion qui en d\u00e9coule aid\u00e9e par le bon vouloir du public est appel\u00e9e \u00ab\u00a0magie r\u00e9elle\u00a0\u00bb. La publicit\u00e9 soul\u00e8ve donc des interrogations sur le rapport d\u2019un parc \u00e0 th\u00e8me avec la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Se retirer dans \u00ab son monde \u00bb pour r\u00e9investir ensuite le \u00ab vrai monde \u00bb<\/strong><\/h3>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re chose qui m\u2019a marqu\u00e9 avec cette publicit\u00e9 est la r\u00e9f\u00e9rence au Vilain Petit Canard, dont Disney avait r\u00e9alis\u00e9 une version d\u2019une intensit\u00e9 similaire : la tristesse du caneton mis sur le c\u00f4t\u00e9 \u00e9tait insoutenable. M\u00eame si l\u2019histoire n\u2019a aucun rapport, j\u2019y vois quand m\u00eame l\u2019aboutissement des espoirs d\u2019un petit \u00eatre diff\u00e9rent, r\u00eaveur, lunaire, pensif, pas fait pour ce monde et qui se r\u00e9alise dans un autre.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est l\u00e0 un sujet d\u2019actualit\u00e9 sur le mouvement entre retrait social pour se plonger dans des univers souvent commerciaux et sous licences et retour \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 pour lui faire b\u00e9n\u00e9ficier des apprentissages acquis dans ces autres mondes. Il s\u2019agit du th\u00e9or\u00e8me compliqu\u00e9 sur lequel marchent les studios \u00ab Pop \u00bb comme Disney et, encore une fois, le dernier Mary Poppins illustre ce mouvement : les enfants apprennent dans les univers f\u00e9eriques les le\u00e7ons \u00e0 appliquer pour r\u00e9soudre leurs probl\u00e8mes dans le \u00ab vrai \u00bb monde. Dans la publicit\u00e9 de Disneyland Paris, ce mouvement de retrait et retour du \u00ab h\u00e9ros \u00e9lu et bizarre \u00bb n\u2019est pas investigu\u00e9 : il est au contraire ni\u00e9 puisque l\u2019arriv\u00e9e du\u00a0caneton \u00e0 Disneyland Paris est montr\u00e9e comme la rencontre entre r\u00eave et r\u00e9alit\u00e9, ce qui est bien \u00e9trange. Il aurait fallu une troisi\u00e8me partie pour que cette publicit\u00e9 de Disneyland Paris devienne un film Disney complet, mais n\u2019oublions pas qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une publicit\u00e9 pour un parc d\u2019attractions qui en d\u00e9crit l\u2019exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>R\u00e9flexions autour de l\u2019exp\u00e9rience des parcs<\/strong><\/h3>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">La publicit\u00e9 pose\u00a0en effet la question du sens de l\u2019exp\u00e9rience de Disneyland Paris : \u00e0 quoi a servi cette passion de Donald pour le canard \u00e0 part consommer du Disney ? Finalement, dans la publicit\u00e9, Disneyland Paris est un bon moment mais reste accessoire : c\u2019est avec le magazine et son travail pour imiter les poses de Donald que le caneton a pris du plaisir. La rencontre avec Donald n\u2019est qu\u2019un prolongement et un tremplin pour d\u2019autres inspirations futures. C\u2019est ce message-l\u00e0 que la publicit\u00e9 ne montre pas : la boucle n\u2019est pas boucl\u00e9e. Ce que retire le\u00a0caneton de cette rencontre, c\u2019est en tout cas une \u00e9motion r\u00e9elle provoqu\u00e9e par une repr\u00e9sentation de Donald en trois dimensions. Victor Hugo d\u00e9fendait d\u00e9j\u00e0 ce type d\u2019\u00e9motions dans son \u00e9loge du th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 les d\u00e9cors faux peuvent bouleverser les c\u0153urs vrais des spectateurs.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Concernant toujours la passion, la publicit\u00e9 du caneton fait de la visite \u00e0 Disneyland Paris l\u2019aboutissement des \u00e9preuves, non le d\u00e9but, le pendant et la fin. Le parc n\u2019est appr\u00e9ciable \u00e0 sa juste valeur qu\u2019\u00e0 l\u2019issue d\u2019une attente, d\u2019une adh\u00e9sion, d\u2019une connaissance qui rendrait l\u2019ensemble moins \u00ab consum\u00e9riste \u00bb. Cette conception de l\u2019exp\u00e9rience du parc est fr\u00e9quemment relanc\u00e9e par les fans accumulant une \u00e9rudition compl\u00e8te et parfois critique sur les parcs, \u00e0 un tel point qu\u2019ils en d\u00e9plorent parfois la d\u00e9naturation par les choix de d\u00e9veloppement op\u00e9r\u00e9s. De m\u00eame, le d\u00e9calage est souvent grand entre les films Disney et l\u2019entreprise qui les produit : Wall-E est une critique de la destruction de la plan\u00e8te mais Walt Disney World n\u2019est pourtant pas en reste en termes de production de d\u00e9chets et de pr\u00e9carit\u00e9. Cette publicit\u00e9 du caneton r\u00e9v\u00e8le donc un deuxi\u00e8me d\u00e9calage : celui qui s\u00e9pare les films des parcs qui en accueillent les repr\u00e9sentations. En effet, le discours est toujours plus ma\u00eetrisable qu\u2019un s\u00e9jour d\u2019une journ\u00e9e. C\u2019est le drame du tourisme : les lieux sont d\u00e9pass\u00e9s de tr\u00e8s loin par la beaut\u00e9 des discours \u00e9crits et visuels qui en font la promotion.<\/p>\n\n\n\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Conclusion<\/strong><\/h3>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la couverture d\u2019un magazine qui fascine le caneton et o\u00f9 figure Donald souligne l\u2019esprit imp\u00e9rial de symbiose entre l\u2019univers Disney dans ses canons originels et Disneyland Paris qui\u00a0doit se reforger un fond \u00e9motionnel. La publicit\u00e9 ne montre pas d\u2019attractions mais le symbole du ch\u00e2teau qui permet simplement de rappeler o\u00f9 l\u2019action se situe : le r\u00eave qu\u2019on atteint, c\u2019est davantage l\u2019instant offert de la d\u00e9couverte que le produit v\u00e9cu du d\u00e9but \u00e0 la fin, ce qui est assez classique dans le marketing aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019int\u00e9r\u00eat de cette publicit\u00e9 n\u2019est donc pas dans le positionnement marketing traditionnel qui h\u00e9site entre produit et exp\u00e9rience mais dans son positionnement par rapport au r\u00e9pertoire Disney, autant dans la forme que dans le contenu. Ces ressources premi\u00e8res rendent ce film \u00e9mouvant, contrairement aux nombreux spots pr\u00e9c\u00e9dents du parc qui valorisaient le spectaculaire et la nouveaut\u00e9. Si on reprend la distinction op\u00e9r\u00e9e par Gaston Bachelard dans L\u2019Eau et les R\u00eaves (1942), la publicit\u00e9\u00a0\u00ab\u00a0When magic gets real\u00a0\u00bb se rapproche de \u00ab\u00a0l\u2019imagination formelle\u00a0\u00bb qui cherche les origines et l\u2019\u00e9ternit\u00e9, tandis que les publicit\u00e9s habituelles se classifiaient plut\u00f4t dans \u00ab\u00a0l\u2019imagination mat\u00e9rielle\u00a0\u00bb qui puise dans la nouveaut\u00e9 et la surprise.<\/p>\n\n\n&nbsp;]]>\t\t<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\t\t\t\t<![CDATA[]]>\t\t<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":31538,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[18],"tags":[55,319,471,844,1235,1236,1237],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27974"}],"collection":[{"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27974"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27974\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/31538"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27974"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27974"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/guide-disneyland.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27974"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}